Peinture: chantier permanent.
Les bleus de GESTIN.
Lacs azurs aux profondeurs insoupçonnées. Biffages rageurs, un temps, dominés. Conscience des incisions, stries lumineuses, superpositions sur les veines bleutées, laques et cendres mêlées. Flirt passionné le long des bords, déroutes évitées ...
... Cascades, entailles, griffures. Absorbées. La toile a bu. Pigment témoin, peau de lin bordée de râle de plaisir ...
... Des jaunes d'or et de safran sont là et avertissent, impatients, le temps fuit et entre les doigts crisse. Zeste de zébrures vouées à l'éternelle refonte de l'art de la peinture en l'homme et vice-versa.
Christophe MASSE Décembre 1997

Le bleu, l'espace bleu comme une exigence.
Un territoire à défendre, un lieu entre air et eau.
De ces éléments que l'on ne peut contenir et sans lesquels toute vie est impossible.
Alain GESTIN Décembre 1997
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Peintures où les deux dimensions cherchent l'espace, gravures profondes qui résultent d'une attaque puissante de la plaque métallique, structures où la couleur et le relief s'affrontent et s'équilibrent. Dans le travail d'Alain GESTIN, les techniques se répondent, correspondent, s'influencent, répercutent de l'une à l'autre des rimes et des échos. Parce que les techniques ne sont que des moyens d'expressions, l'expression d'un univers, l'univers mental de l'artiste, apprivoisé par la couleur, par le geste, par la trace du geste sur la toile ou l'acier. |
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Alain GESTIN risque dans ses compositions, une belle envolée, toute en gestualité, sans pour autant négliger l'apparition de figures emportées dans ce vaste mouvement de conquête. |
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Les silences d'Alain GESTIN le guident vers un domaine presque religieux où l'expressionnisme de son dessin se trouve atténué par les contrastes des couleurs où certains accents presque blancs atteignent les infinies possibilités de murmure. René DEROUDILLE Lyon-Matin 2 avril 1982 |
| Je connais Alain GESTIN et son travail depuis assez longtemps pour apprécier la rigueur de la recherche et la liberté de l'invention. Notamment dans le rapport au texte poétique, puisque, peinture, dessin, gravure, tout le travail d'Alain GESTIN, accompagne, de près ou de loin, le cheminement de la voix poétique. Justement, invention et rigueur sont la marque de sa manière dans l'accompagnement de mon propre travail poétique - et cette manière me touche particulièrement par son caractère méditatif. Ludovic JANVIER Jeudi 7 septembre 1995 |
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Peinture, gravure, craies et crayons tentent souvent de concilier
ce qui s'oppose ailleurs. Formes et volumes veulent à tout prix
s'échapper de la platitude du papier, pour inventer la profondeur,
c'est la magie désormais coutumière du dessin.
Alain Gestin ne se contente plus seulement de perspective.
Suggérer une dimension ne pourrait lui suffire. Il veut la créer.
D'autres charmes, d'autres mystères ouvrent ses oeuvres vers
des horizons neufs dont le calcul nous échappe. De vertigineux
équilibres, d'insolites oppositions roulent leur flot, obscurs
raffinements surgissant d'une tendre violence, évidentes ambiguïtés,
baroque sérieux et j'en passe... Il faudrait inventer des féminités d'ogres,
des ouragans calmes qui n'en finiraient plus de décliner, laborieuses,
ce qui peut s'éclaircir dès que l'on y prête l'oeil.
Les rhétoriques usuelles échouent à déclamer ces images. En revanche,
Alain Gestin crée tranquillement ses oxymores, voire ses antithèses. Il en fait
un monde à lui, comme pour inquiéter nos catégories stables. Mieux il subvertit
la représentation jusqu'à la rendre signe. Une écriture? Ce serait trop peu.
Glyphe si l'on veut, symbole quand on ne peut faire autrement, la toile ne joue
ni au miroir ni à l'objet.
C'est à nous de voir.
Orlando de Rudder
2 janvier 1990

Je peins une appréhension de l'humain.
Je ne peins pas des personnages au sens manifeste du terme.
Suggérer plus que figurer.
Peindre des figures, des fragments tout au plus;
Des figures définies dans un espace tout aussi interne qu'externe.
Peindre sans décrire, rendre compte.
GESTIN Août 1994













